Bouygues prendra en charge la rénovation du Ritz

Bouygues prendra en charge la rénovation du Ritz

Le groupe a annoncé lundi avoir remporté l’appel d’offres lancé par le grand hôtel parisien, pour 140 millions d’euros. Il fermera ses portes à l’été, pour les rouvrir 27 mois plus tard.

C’est le groupe Bouygues qui a remporté l’appel d’offres du Ritz. Pour un montant de 140 millions d’euros, Bouygues Bâtiment Ile-de-France, filiale de Bouygues construction, prendra en charge les travaux de rénovation du grand hôtel parisien de la place Vendôme. En octobre dernier, le Ritz avait annoncé qu’il fermerait ses portes à l’été 2012, pour une durée de vingt-sept mois.

Il entamera durant cette période une «rénovation totale», précise le groupe de construction. Sont ainsi prévues «une revue complète de la décoration» et «la rénovation des zones historiques, tout en préservant l’esprit» de l’établissement. Un restaurant d’été, sous verrière mobile, sera créé, ainsi que de nouvelles suites. La salle de danse sera agrandie et «les technologies les plus en pointe» seront intégrées.

Pour ce chantier, Bouygues emploiera jusqu’à 600 personnes au moment où les travaux seront les plus soutenus, y compris des artisans spécialisés tels que des ébénistes, des tailleurs de pierre ou encore des plâtriers. Les travaux seront coordonnés par l’architecte Didier Beautemps, de l’atelier Cos, qui a notamment conçu l’hôtel du Cheval Blanc, à Courchevel.

Concurrence accrue

La modernisation de l’hôtel du milliardaire égyptien Mohamed al-Fayed, dont la dernière rénovation d’envergure remontait à 1979, était devenue une nécessité. Confronté à une concurrence accrue depuis l’ouverture de nouveaux hôtels de luxe à Paris – le Shangri-La, le Mandarin oriental – et la réouverture du Royal Monceau, il n’avait de surcroît pas obtenu, en mai 2011, le label «palace». Avec le Bristol, le Meurice, le Plaza Athénée et le Park Hyatt, Paris en compte pourtant quatre.

Confronté à une situation similaire, le Crillon fermera également ses portes à l’automne prochain, pour les rouvrir, remis à neuf, deux ans plus tard. Des travaux qui devraient nécessiter l’investissement d’environ 100 millions d’euros. Le Bristol, qui a rouvert en 2009, avait de même entrepris d’amples travaux, notamment d’agrandissement, pour un montant tenu secret. Quant au Plaza Athénée, il devrait s’y mettre fin 2012.

Contrairement au Crillon, qui s’est engagé à conserver son personnel durant les travaux, le Ritz ne devrait conserver qu’une trentaine de cadres sur ses 450 salariés, pour préparer la réouverture. Les contrats de travail des autres collaborateurs du Ritz seront rompus. Mais ils devraient avoir la possibilité de réintégrer le grand hôtel en 2014, avec leur ancienneté conservée.